Les maladies nerveuses d'origine virale chez les petits ruminants

PESTIVIROSE OVINE OU BORDER DISEASE

 

HistoriqueEtiologieEpidémiologieSymptômes - Mode de transmissionDiagnosticLésions - Traitement et pronosticLutte - Bibliographie

Historique

Décrite dès 1959 dans les Iles britanniques, puis en Suisse, RFA, Grèce et Norvège. Le premier diagnostic français date de mars 1984.

Etiologie

Affection congénitale des petits ruminants, virulente et contagieuse. L'agent causal est un pestivirus qui présente une parenté étroite avec le virus de la maladie des muqueuses chez les bovins et le virus de la peste porcine classique. Le virus de la Border disease appartient à la famille des Flaviviridae . Il s'agit d'un petit virus enveloppé, à ARN monocaténaire qui se multiplie dans le cytoplasme des cellules infectées. Sensible aux solvants, il conserve sa virulence 6 jours à + 4°C . Il en existe deux formes : cyto et non cytopathogène. Affection congénitale des petits ruminants, virulente et contagieuse. L’agent causal est un pestivirus qui présente une parenté étroite avec le virus de la maladie des muqueuses chez les bovins et le virus de la peste porcine classique. Il peut y avoir des échanges de virus entre les bovins et les petits ruminants. Le pestivirus ovin appartient à la famille des Flaviviridae. Il s’agit d’un petit virus enveloppé, à ARN monocaténaire qui se multiplie dans le cytoplasme des cellules infectées. Sensible aux solvants, il conserve sa virulence 6 jours à +4°C. Il en existe deux formes : cyto et non cytopathogène. L’importance économique est liée aux troubles de la reproduction observés, à la mortalité néonatale et aux retards de croissance chez les agneaux atteints (voir plus loin).

Epidémiologie

•  expression saisonnière : pendant la période d'agnelage.

•  les symptômes s'expriment surtout chez les fœtus et les jeunes.

•  l'introduction du virus dans un élevage entraîne une épizootie d'avortements, suivie l'année suivante de quelques avortements seulement, sur des primipares ou de nouvelles femelles. Dans les régions infectées, l'évolution se fait à bas bruit, avec des avortements sporadiques chez les primipares.

•  prévalence de 5 à 50% selon les régions. La maladie est plus rare chez les caprins et s'y traduit surtout par des avortements.

•  la primo-infection d'un élevage a des conséquences économiques importantes du fait du pic d'avortements.

Symptômes

Ovins

 

 

 

 

 

 

Caprins

Femelles gestantes

Mode de transmission

Facteurs favorisants

Diagnostic

Lésions

 

 

 

 

 

 

Diagnostic différentiel

•  Chez le jeune : ataxie enzootique, maladie de l'agneau stupide, méningo-encéphalite bactérienne, hypothermie.

•  Chez la femelle gestante : salmonellose à S.abortus, chlamydiose, brucellose, fièvre Q, toxoplasmose.

Traitement et pronostic

Aucun traitement n'est disponible

Le pronostic est bon sur les adultes. Dans un élevage, une primo-infection a des conséquences économiques importantes ;

Chez les jeunes, la mortalité peut s'élever à 50% du lot atteint.

Lutte

- vaccination des femelles un mois avant la lutte au moyen d'un vaccin inactivé à forte concentration en antigènes. Les seuls vaccins disponibles sur le marché actuellement sont des vaccins contre les pestiviroses bovines, vivants ou inactivés.

Bibliographie

Pour accéder à la galerie photo, cliquez sur l'image...

Pour accéder à la galerie photo, cliquez sur l'image...