Plan détaillé de Parasitool

Protocoles endocrinologiques

Présentation :

Dosages hormonaux statiques ou dynamiques, permettant de mettre en évidence une dérégulation hormonale à l'origine de troubles dermatologiques.

Il est important de retenir que les protocoles donnés et les normes ci-dessous sont laboratoire-dépendantes. D'autres examens peuvent être pratiqués sur l'école si nécessaire.

Tests pratiqués

Dans le cadre de cette thèse, nous nous focaliserons sur les 3 tests les plus pratiqués dans le service. Il existe d'autres tests qui dépassent le cadre des examens couramment utilisés dans le cadre des consultations de dermatologie. De même nous ne nous intéresserons pas à l'utilisation de ces tests dans le cas de suivi de traitement.

Seront donc décrits:


Suspicion d'hyperadrénocorticisme (syndrome de Cushing) ou d'insuffisance corticotrope iatrogène
("Cushing iatrogène")

Le test de stimulation à l'ACTH permet de mettre en évidence un syndrome de cushing avec une Valeur Prédictive Positive de 70%. Certains chiens malades ne répondent pas au test de stimulation (cas de certaines tumeurs surrénaliennes). Certains chiens sains répondent à la stimulation de façon excessive suite à une hyperactivité de l'axe hypothalamo-hypophysaire (cas de maladies intercurrentes chroniques). Néanmoins, ce test a l'avantage d'être rapide dans le cadre d'une consultation de dermatologie. De plus, c'est le seul a pouvoir détecter les "syndromes de Cushing d'origine iatrogène", liés à l'utilisation chronique de corticoïdes chez l'animal (cas fréquent chez l'animal qui se gratte).

Principe du test: On dose la cortisolémie plasmatique à T0, puis 1h après injection IV ou IM de 0,25mg/chien d'ACTH (SYNACTHENE IMMEDIAT®).

Le test ne doit pas être pratiqué chez un animal qui a reçu un traitement corticoïde dans la journée.

Les prélèvements doivent être conservés à +4° jusqu'à l'envoi. Les tubes sont identifiés (avec le moment du prélèvement - identification du patient - feuille d'analyse endocrinologique) et envoyés au laboratoire d'analyse endocrine.

Résultats: 

Dans le cas de résultats non concluants, un test de freination faible peut être recommandé, mais celui-ci nécessite une hospitalisation de l'animal sur 8h, et ne peut donc être effectué au service de dermatologie.

Suspicion d'hypothyroïdie

Le diagnostic de l'hypothyroïdie canine est difficile du fait d'outils diagnostiques imparfaits.

Une prise de sang est effectuée sur tube sec ou hépariné.

Le prélèvement est correctement identifié et joint au laboratoire d'analyses endocrines.

On dose:

Dans le cadre d'une suspicion d'hypothyroïdie il peut être interessant d'adjoindre un dosage de la cholestérolémie et des triglycérides. (augmentation souvent observée lors d'hypothyroïdie, en relation avec l'augmentation des HDL LDL/VLDL )

 

Suspicion de tumeur testiculaire sécrétante

Dans le cadre de tumeurs testiculaires sécrétantes (sertolinome), on peut être amené à réaliser une prise de sang pour quantifier l'oestradiolémie (hormone femelle), qui devrait augmenter. Cependant le test n'est pas forcément fiable, et certains taux dans les normes basses sont pourtant responsables de troubles de féminisation.

Il est intéressant de pratiquer conjointement à ce test, d'autres tests, réalisés avec le CERCA, témoignant d'une imprégnation oestrogénique.